Les Douleurs de l’Enfantement : Comprendre Matthieu 24:1-8
- Richard Germain
- 7 mars
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 12 mars

Les douleurs de l’enfantement : une transition spirituelle majeure (Matthieu 24 :1-8)
Une transition spirituelle profonde traverse notre monde. La Bible décrit plusieurs périodes où les évènements significatifs de l’histoire semblent « accélérer ». Par exemple, la sortie d’Égypte ou la venue du Seigneur sont accompagnés de miracles. De même la Tribulation sera accompagnée de miracles. Les Écritures annoncent que les nations s’agitent (Psaume 2), que les alliances se reconfigurent (Daniel 2 et 7), que les tensions montent autour d’Israël (Zacharie 12), que les systèmes humains s’effondrent (Apocalypse 17–18), et Dieu prépare une nouvelle ère (Ésaïe 2, Ésaïe 11).
Jésus appelle ces bouleversements les douleurs de l’enfantement (Matthieu 24:1-8), soit des secousses annonçant une transformation spirituelle mondiale. Jésus nous dit : voici les signes avant-coureurs de la fin des temps. Jésus nous avertit également de ne pas se laisser séduire. « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. »
Nous vivons précisément dans un temps où la séduction se concrétise en un système mondial envahit par le mensonge, la tromperie, la manipulation, les scams, les vols d’identité, les fraudes, les propagandes idéologiques, les technologies utilisées pour tromper, l’intelligence artificielle imitant les voix, les visages, les gestes, les deepfakes nous faisant dire ou faire des choses jamais commises. Nous sommes entrés dans le siècle de la séduction.
Jésus nous dit aussi « Plusieurs viendront sous mon nom » comme un phénomène mondial, disant : Je suis le Messie. » Ce phénomène est aujourd’hui très répandu. Des personnes hospitalisées pour délire messianique, des prophètes locaux dans des régions isolées, des leaders de micro-sectes non répertoriées, des figures médiatiques se proclamant Christ ou l’envoyé final. Une estimation raisonnable pour 2026 évalue ce nombre entre 200 et 1 000 personnes dans le monde se disant être le Messie. Certains de ces leaders rassemblent un petit nombre de personnes, mais d’autres rassemblent des milliers de disciples séduits. Un psychiatre disait :« On retrouve au moins un Jésus-Christ par hôpital psychiatrique. »Ce n’est pas une statistique scientifique, mais cela montre l’ampleur du phénomène.
Le prochain verset nous révèle l’état actuel du monde. « Vous entendrez parler de guerres ». La planète sera sur le bord de la rupture. Jésus poursuit :« Vous entendrez parler de guerres et de menaces de guerres… » Aujourd’hui, les bruits de guerre et même la peur d’une troisième guerre mondiale sont omniprésents.
Prenons en considération, l’escalade au Moyen-Orient.
Le 3 mars 2026, le UN News affiche deux nouvelles :
- Iran crisis: Schoolgirls killed, thousands displaced and aid compromised » Intensification des frappes entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
- « Fourth day of escalating conflict between US, Israel and Iran » Les contre-attaques iraniennes touchent plusieurs pays.
Toujours le 3 mars, les tensions navales augmentent dans le Golfe. Les États-Unis ont déclaré qu’ils sont en état de guerre
- « Defense One », il y a 7 heures. « Iranian drones damage US Navy base in Bahrain; Americans evacuate ».
- (Defcon1) « Retaliatory strikes damaged facilities at the home of the 5th Fleet headquarters».
Ces signaux montrent une multiplication des frappes entre grandes puissances, un haut risque d’embrasement régional, des cyberattaques étatiques, des déplacements massifs de populations, un niveau de tension mondial « critique ». Les analystes parlent d’une phase préliminaire de guerre élargie, où plusieurs théâtres de conflit commencent à se connecter.
Pourtant Jésus dit : « Ce ne sera pas encore la fin. » Il faut comprendre les mots que Jésus utilise ‘ethnos et basileia’. Pour saisir la profondeur du verset, il faut revenir au grec. Il souligne nation = ἔθνος (ethnos) peuple, ethnie, identité culturelle. Il met en relief royaume = βασιλεία (basileia) état, gouvernement, structure politique. Jésus distingue les peuples des structures politiques. En mentionnant ethnos contre ethnos, il fait allusion aux conflits identitaires, ethniques, culturels, religieux. Prenons par exemple l’Afrique avec ses tensions raciales et ses famines. Les génocides qui ont lieu en Asie. Les tensions raciales qui augmentent aux États-Unis jusqu’à la polarisation extrême. Les mouvements islamiques dans tous les pays de l’Europe et de l’Amérique.
Quand Jésus utilise le mot Basileia contre basileia, Il suggère les conflits géopolitiques, militaires, étatiques. Prenons pour exemples modernes, l’OTAN vs BRICS, Israël–Iran–USA, escalades régionales.
Pourquoi Jésus distingue les deux termes ‘ethno et basiléa’? Parce que leur combinaison simultanée est un signe particulier de la fin. Il souligne la fragmentation sociale, la haine, la polarisation, les guerres, les alliances, les escalades militaires, les risques mondiaux. Nous vivons exactement ce double phénomène. Les commentateurs classiques tels qu’Adam Clarke confirment, « dissensions, insurrections, massacres mutuels ». John Gill « guerres d’intestin » et « guerres entre royaumes ».
Jésus continue en ajoutant aux guerres qu’ « Il y aura des famines ». Ce qui est un paradoxe moderne car aujourd’hui, malgré la technologie et l’abondance des ressources, les famines augmentent. Regardons les données récentes, 295 millions de personnes sont en état de faim aiguë en 2024, soit une augmentation de 13,7 millions par rapport à 2023. On répertorie maintenant 16 zones critiques proches de la famine. Dont Gaza : famine émergente (IFPRI 2025).
Pourquoi est-ce significatif qu’il y est encore des famines alors que l’humanité produit assez de nourriture pour tous? Mais quatre forces sont à l’origine des famines modernes. Les conflits armés sont la cause numéro un des famines. On compte également les chocs économiques par l’inflation, les dettes nationales et l’effondrement des monnaies. Puis les extrêmes climatiques, les sécheresses, les inondations, les cyclones, les catastrophes naturelles. Et finalement le manque de financement humanitaire, les budgets en baisse ou coupés. Les famines ne viennent plus d’un manque de ressources, mais d’un désordre mondial, exactement comme Jésus l’a annoncé. Nous vivons dans un monde technologiquement avancé, mais spirituellement fracturé.
Donc quand Jésus parle de ces phénomènes, il nous dit : « Tout cela ne sera que le commencement des douleurs ». Nous voyons clairement la séduction mondiale, la multiplication des faux messies, les bruits de guerre, les conflits internes et externes, les famines croissantes, les systèmes qui s’effondrent, les nations qui s’agitent, les royaumes qui s’affrontent. Ce n’est pas la fin, mais les premières contractions d’un monde qui entre dans une transition spirituelle majeure : la fin des temps.
1 Thessaloniciens 5:7-11 Ceux qui dorment, dorment la nuit, et ceux qui s’enivrent, s’enivrent la nuit. Mais nous qui sommes enfants du jour, faisons preuve de modération : revêtons-nous de la cuirasse de la foi et de l’amour, et mettons le casque de l’espérance du salut. Car Dieu ne nous a pas destinés à connaître sa colère, mais à posséder le salut par notre Seigneur Jésus-Christ : il est mort pour nous afin que, vivants ou morts, nous entrions ensemble, avec lui, dans la vie. C’est pourquoi encouragez-vous les uns les autres et aidez-vous mutuellement à grandir dans la foi, comme vous le faites déjà.



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